vendredi 30 janvier 2026

Un vol qui ne Gâche rien

 L'envie de découvrir un site du coin, mais qui demande une marche d'approche un peu dure, au dessus de Sisteron, demande également une météo aux petits oignons, car ça vole en Nord-Ouest et le Nord-Ouest ici c'est bien spécial et ça peut vite devenir engagé.

J'ai la chance d'avoir Etienne , un ancien copain de la Cadière qui habite maintenant sur Gap et qui y était la semaine dernière ...tél et confrontation des bulletins....

Gégé nous envoie un bulletin qui nous laisse un peu perplexes...ça semble fort, mais Etienne lui pense que ce sera nickel
Moi avec Météoblue, j'ai un peu peur qu'on soit dans les max pour décoller et que le vent soit à 30 régulier...on y va quand même ! Appel Watsapp en laissant une invit', Eric, Pierrot, Gégé et Pi'Air partent pour la découverte
11h à l'atterro, on monte ( pas assez haut) en voiture et on attaque une grimpette très éprouvante pour les vieux fourneaux que nous sommes...Etienne est venu avec deux amis...on sera un paquet en vol.
1h plus tard "délivrance" on arrive au but !
Bon, ok on n'est plus jeunes, on sort de crève, bronchite, et de repas de fêtes trop arrosés...mais on est ravis d'être là, j'avais vendu la sortie avec de la neige au déco, on est servis
Le paysage est assez joli avec Laragne et la Montagne de Lure au fond
On se prépare dans 30 de Nord-Ouest et c'est Etienne qui fait fusible avec sa petite Susie.
ça catapulte de suite dès le déco...Pierrot le suit et je me prépare
le vent est fort, mais assez régulier, il va falloir décoller en marche arrière pour moi afin de gérer la montée brutale de l'aile.
Excellent, merci à Gégé pour les images
je tape mes pieds l'un contre l'autre avant de rentrer dans le cocon et évacuer la neige
je repasse devant le déco pour montrer que j'avance bien et file vers la "proue" du relief de la Gâche
C'est assez impressionnant de passer au raz de ce morceau de roche qui culmine à 1350
Dés la "proue" passée, ça grimpe fort et bien dans l'axe
Etienne est encore en dessous mais ne tarde pas à nous rejoindre avec Pierrot
La vue sur les Ecrins est splendide et le pic de Bure nous nargue au loin
Pierrot et Etienne Arrivent
Etienne dans une sellette montagne doit se peler grave !
Vue vers St Géniez
Pierrot qui a décollé sans les manchons, va avoir un de ses gants chauffants qui va tomber en rade ! 
j'ai envie d'aller voir au bout de la crête j'avance à 35
Au bout de la crête en revenant vers le déco je n'avance plus qu'à 16/18
on voit les copains au fond vers le déco, on dirait qu'ils ont du mal pour monter
Retour pour surveiller, je vois Gégé mais je ne trouve pas Eric
un instantané à +4.2 me permet de monter à 1550 sans trop décaler 
je vois une aile au loin qui part en plaine, et j'en déduis que Gégé ne sentais pas trop l'atterro sous le vent dans le virage en montant, il a préféré filer dans la pampa
je me dis que Pierrot ou Eric vont poser à côté de la voiture d'Eric pour la rotation navette et que j'irai bien poser sur le terrain de Rugby là devant
Mais en enroulant j'aperçois Pierrot juste en dessous et comme je ne sais pas où est Eric je décide de poser à la voiture
Bon ça ne m'a pas l'air si sous le vent que ça, d'autant que le vent passe doucement à l'Ouest /Nord-Ouest
le terrain officiel est planté en blé alors on va poser dans le pré à moutons juste avant
Finalement je n'ai pas envie de mettre mon aile dans la merde molle de moutons, je décide de poser sur le goudron 
Nickel de chez nickel et au sec
Pliage en régle pendant que Eric arrive avec la voiture de Pierrot, il n'a pas volé car il a raté son déco et l'aile s'est mise dans un arbre occasionnant de nombreux noeuds qu'il n'a pas pu défaire, il a préféré renoncer et ça 👍 chapeau c'est le plus dur ! Bravo Eric.
Ensuite on retrouve les copains en bas avant d'aller boire un truc à Sisteron, merci à Etienne pour le guidage, merci à Pierrot pour la navette et merci à tous pour la super bonne humeur ! A refaire  

la trace : ici

mardi 27 janvier 2026

Last day

 Dernier jour à Ténérife avant de rentrer dans le froid et la grisaille.

Je tente d'aller me garer à l'atterro pour trouver une navette et grimper sans soucis pour le retour.

Il fait super beau et le ciel est bien dégagé, je trouve 2 pilotes Polonais et une Allemande qui montent et on s'engouffre dans une petite bagnole à 4, avec 4 ailes et tout le matos de camping des Polonais
Bon , on va être serrés mais on va pouvoir monter, les Polonais et l'Allemande parlent le même Anglais que moi, donc ça se passe hyper bien.
Au déco déjà du monde, je me dépêche
Le ciel se couvre vite, il ne faut pas mollir
je grimpe doucement et file vers Conde
Devant le déco d'Iffonche je rame avec une Ozone
Devant c'est complétement éteint, l'Ozone file vers Conde et revient hyper bas et contré
La descente au sous sol, me fait craindre l'atterro "hors terrain" Aïe !
Je file devant pour aller à la rencontre du soleil
le front nuageux passe et le soleil ressort de partout Ouf !
ça y est je respire enfin 
je file vers l'océan
Au loin, une délimitation de vent est bien marquée en surface, le vent va t'il rentrer ?
Je survole le Disneyland local avec ses hôtels de prestiges et ses bobos de 100kg qui se déplacent en petit scooter 2 places pour éviter de marcher !
On voit déjà les emplacements des futurs hôtels  qui seront construits d'ici peu entre plage et golf
Presque 2h de vol , je file vers l'atterro
Une Ozone enroule au dessus du golf, je la laisse et descend en 3.6
Pliage rapide, récupération de la voiture et dernière visite sur l'île avant le départ demain
On prend la route du volcan et à 2000 on est bien au dessus de la couche
Magnifique
Arrivée au pied du Teide, mais on ne prendra pas le téléphérique qui monte à 3700 pas assez habillés
On redescend par les champs de lave pétrifiée
Le lendemain c'est départ pour Marseille, direct en 4h
Dernier regard vers l'île pour apercevoir le sommet du Teide au dessus de la couche

la trace

Le jour du départ, des conditions exceptionnelles vont permettre à un pilote de partir de Taucho et aller jusqu'aux Gigantes et retour ,un vol d'exception qui ne doit pas être fait tous les jours, sa trace